Études Lumière & Santé
"Il n’y a pas une partie du fonctionnement de notre corps mental et physique que le soleil n’influence pas. Notre corps a été créé pour le recevoir et l’utiliser dans une vaste étendue de façons. Nous n’avons pas été conçus pour s’en cacher dans les maisons, les bureaux, les usines et les écoles. La lumière du soleil en nous atteignant par les yeux et notre peau, entraîne sur nous un contrôle subtil de la naissance à la mort, de la tête aux pieds."
~ Département de l'éducation, Alberta, Canada, p.4
Études
Abus des substances et latitude
Addictions "Alcool et Drogues" et la lumière
Déficience en lumière chez les Afro-américains
Dépression Antepartum (grossesse)
Études sur le sommeil
Exposition à la lumière extérieure à l’été et l’automne chez la
femme avec et sans le Trouble Affectif Saisonnier
Réponse à la lumière chez les Asiatiques
Sécurité de l’œil
Syndrome Prémenstruel (SPM) relié à la lumière
Travailleurs sur les quarts de jour (Shiftworkers)
Trouble Affectif Saisonnier en Pédiatrie
Une courte bibliographie sur la Lumière, la Radiation et la Santé
Abus des substances et latitude
Traduction en français de
"Substance Abuse and Latitude"
~ Paschane. D. “Variability of substance abuse. Global variability
of substance abuse: is latitude a unique etiological factor?”
University of Alaska, Anchorage, USA.
International Journal of Circumpolar Health,
1998 Oct, 54:4, 228-38.
Les conséquences de l’abus des substances sont pour l’humanité un problème majeur défiant les spécialistes de la santé. Pour remédier effectivement à ces problèmes, de plus amples informations sur les différences des substances qui prévalent et des causes associées sont nécessaires. Certaines évidences suggèrent que la latitude peut présenter l’unique étiologie pour l’abus des substances à cause des conditions du nord telles que des cycles extrêmes de noirceur et de lumière et des périodes plus longues de froid sibérien environnemental. Cette hypothèse est étudiée en révisant la littérature connue et en appliquant les méthodes pour évaluer la latitude comme un regroupement de caractéristiques géophysiques concernant les données des archives sur l’abus des substances. Les conclusions sont basées sur les recherches précédentes et des cas de décès attribuables à l’alcool pour les populations des six régions du nord et des États-Unis.
Addictions "Alcool et Drogues" et la lumière
Traduction en français de
"Alcoholism, Addictive Drugs and Light":
~ McGrath Re, Yahia, M, “Preliminary Data on Seasonally
Related Alcohol Dependence,” Department of Psychology,
Fairleigh Dickinson University, Teaneck, N.J. 07666.
Journal of Clinical Psychiatry, 1993 Jul, 54:7, 260-2.
Study done with Ken Blum, PhD.
Le "Department of Experimental Pharmacology" à la "Southwest Foundation for Research and Education" à San Antonio, au Texas, soumirent des rats de laboratoire à une variété de types de stress dans le but de les amener à boire de l’alcool.
"Les rats ont clairement préféré boire de l’eau à l’exception des fins de semaine où ils s’adonnèrent à de vraies rages d’alcoolisme. Au début, c’était perplexe mais on nota que l’interrupteur automatisé de la lumière était défectueux et les rats étaient laissés dans la noirceur continuelle durant les fins de semaine. Une autre étude a gardé un groupe de rats de laboratoire dans la noirceur totale sans les assujettir à aucun stress d’anxiété. Leur préférence a changé pour l’alcool et l’eau plutôt que l’eau claire seulement. Dans la revue Science du 30 juillet 1973, Dr. Irving Geller, Chef du département, réfère à ce phénomène en tant que l’entraînement à boire induit par la noirceur. Il fait le lien avec le travail reporté en 1963 par le gagnant du Prix Nobel, le Dr. Julius Axelrod, qui découvra que la glande pinéale du rat produisait plus de mélatonine durant la noirceur de la période de la nuit que durant le jour.
Dr. Geller donna alors des injections de mélatonine pinéale aux rats gardés sur un cycle lumière-noirceur régulier et n’étant pas assujettis à aucune anxiété. Les injections à elles seules amenèrent les rats à devenir alcooliques. Dr. Geller conclut que “c’est seulement à travers de telles études sur les animaux qu’on peut espérer atteindre une plus claire compréhension et peut-être un ultime traitement et/ou médicament, concernant l’alcoolisme chez les humains.”
ARRIÈRE-PLAN: Cette étude examina si certains individus qui rapportent une dépendance à l’alcool empiraient conséquemment durant les mois de l’automne et de l’hiver. Nous avons aussi exploré si cette détérioration pouvait être attribuée au Trouble Affectif Saisonnier.
MÉTHODE: On fit passer à des patients du "Veterans Administration" un questionnaire au peigne fin concernant les modèles saisonniers via l’usage de l’alcool et les autres variables. Des entrevues ont été faites avec ceux qui démontraient des tendances automne-hiver.
RÉSULTATS: Six individus ont été identifiés qui démontraient des critères de dépendance saisonnier à l'alcool (basé sur les critères DSM-III-R de dépression saisonnière.) Deux sommaires concernant ces cas sont fournis en résumé.
CONCLUSION: Des patients alcooliques peuvent bénéficier d'une évaluation en Trouble Affectif Saisonnier. Dans ces cas, en complément aux traitements conventionnels de l'alcoolisme, la luminothérapie peut s'avérer utile.
Déficience de la lumière chez les Afro-américains
Traduction en français de
"Light Deficiency in African-Americans":
Le type de peau est souvent un facteur oublié dans la santé et la productivité. Donner de l’attention au type de peau n’est pas raciste. Le racisme ne cause pas cette plus grande incidence de jaunisse ou de rachitisme chez les bébés à la peau plus foncée qui est observée dans les climats nordiques.1, 2 Les individus à la peau foncée nécessitent plus fréquemment la luminothérapie a partir de l'enfance et tout au long de leurs vies.
La recherche montre que l'Afro-améicain souffre:
- 20% plus de mortalités provenant de maladie de cœur 3
- Deux fois plus d’embolies3
- Quatre fois plus de mortalités venant de maladies reliées3
- 20% plus de mortalités provenant du cancer3
- Un taux plus élevé d’infections3
- Deux fois le niveau de mortalité de l’influenza et de la pneumonie3
- Cinq fois le niveau de mortalité de la tuberculose3
- Deux fois plus de mortalités venant du diabète3
- 40% ont une pression sanguine élevée
- Les études montrent que même après avoir tenu compte du stress, il y a une corrélation entre la peau foncée et une pression sanguine élevée.. 4
Commentaire: Les dermatologistes établissent six différentes sortes de peau. Les individus à la peau plus foncée qui sont protégés contre l’excédent de soleil près de l’équateur deviennent déficients en lumière lorsqu’ils déménagent au nord et qu’ils travaillent à l’intérieur. La peau et les yeux plus clairs sont mieux adaptés pour les climats du nord, quoique nous sommes tous affectés par le manque de lumière à spectre complet quand nous sommes à l’intérieur sous la lumière normale jaune-orange.
Les enfants sont affectés aussi bien que les adultes. La santé, le travail et les progrès académiques sont affectés. Aussi, ils peuvent avoir plus de difficultés dans le nord, en hiver et à l’école. Les chercheurs commencent à croire qu’une lumière inconvenable est un facteur de décrochage à l’école secondaire chez les jeunes avec une peau foncée.
- Hess, A.F.: Newer Aspects of the Rickets Problem, JAMA 78:1177, 1922
- Ente, G.: Relationship of Phototherapy and Skin Color, J Pediat 77:1098, 1970
- National Center for Health Statistics: Vital Statistics Report, Final Mortality Statistics, 1969,
21(suppl2):4, US Public Health Service; Rockville, MD: 1972
- Harburg, E., et al: Skin Color, Ethnicity, and Blood Pressure, Amer J Public Health 68:1177, 1978.
Un test ouvert sur la luminothérapie matinale
pour le traitement de la dépression antepartum
Traduction en français de
"An Open Trial of Morning Light Therapy for Treatment of Antepartum Depression":
~ Dan A. Oren, M.D., Katherine L. Wisner, M.D., Margaret Spinelli, M.D.,
C. Neill Epperson, M.D., Kathleen S. Peindl, Ph.D.,
Jiuan Su Terman, Ph.D., and Michael Terman, Ph.D.
Am J Psychiatry 159:666-669, April 2002
OBJECTIF: Environ 5% des femmes enceintes rencontrent les critères pour une dépression majeure. Aucune thérapie pharmacologique n’est approuvée pour la dépression antepartum; des approches nouvelles de traitement peuvent être les bienvenues. Les auteurs ont exploré l’usage de la luminothérapie matinale pour la dépression antepartum.
MÉTHODE: Un test ouvert sur la luminothérapie matinale selon un plan A-B-A fut conduit pendant 3-5 semaines chez 16 patientes enceintes atteintes de dépression majeure. Le "Hamilton Depression Rating Scale", la version pour Troubles Affectifs Saisonniers, fut utilisé pour évaluer les changements de l’humeur. Par la suite, un questionnaire fut utilisé pour estimer les résultats après l'accouchement..
RÉSULTATS: Après 3 mois de traitement, les niveaux moyens de dépression se sont améliorés de 49%. Les bénéfices ont été observés durant 5 semaines de traitement. Il n’y a pas eu d’évidence d’effets nuisibles de la luminothérapie sur la grossesse.
CONCLUSIONS: Ces données fournissent l’évidence que la luminothérapie matinale a un effet antidépresseur pendant la grossesse. Le contrôle d'un échantillonnage aléatoire est souhaitable pour tester cette alternative à la médication.
Études sur le sommeil
Traduction en français de
"Sleep Studies":
~ Cooke KM; Kreydatus MA; Atherton A; Thoman EB.
The effects of evening light exposure on the sleep
of elderly women expressing sleep complaints.
Biobehavioral Sciences Graduate Degree Program,
University of Connecticut, Storrs 06269, USA
J Behav Med, 1998 Feb, 21:1, 103-14
De façon à aborder la phase typique avancée du sommeil troublé chez les gens âgés, de la lumière additionnelle le soir fut fournie aux femmes âgées au moyen d’un « viseur » qui fournit 2000 lux à chaque œil. Les sujets portèrent le viseur lumineux pendant 30 minutes dans la soirée.
Les sujets étaient représentés par 10 femmes résidentes au foyer dépassant les 65 ans (moyenne= 79.4 ans; étendue 67-87 années). Le sommeil fut enregistré au foyer pour 28 périodes successives de 24 heures : 7 jours avant le traitement, 14 jours alors qu’on utilisait le viseur lumineux et 7 jours après le traitement. Alors, chaque sujet fit son propre contrôle. Le sommeil fut enregistré en utilisant le "Home Monitoring System" (HMS), système de moniteur à la maison, une procédure discrète qui ne requiert pas d’instrumentation de la part du sujet.
Les sujets ont montré des changements significatifs durant et même après l’intervention: il y a eu une diminution significative du sommeil latent pendant des semaines et une augmentation significative dans lA durée et l’efficacité du sommeil. Les sujets ont aussi rapporté moins de fatigue durant le traitement. Les résultats suggèrent que la lumière additionnelle, fournie pour aussi peu que 0.5 heures dans la soirée et à seulement 2 000 lux, augmente le temps de sommeil durant la nuit et améliore la qualité du sommeil chez les femmes plus âgées..
~ Eastman CI; Boulos Z; Terman M; Campbell SS; Dijk DJ; Lewy AJ
Light treatment for sleep disorders: consensus report. VI. Shift work.
Biological Rhythms Research Laboratory,
Rush-Presbyterian-St. Luke's Medical Center, Chicago, IL 60612, USA
J Biol Rhythms, 1995 Jun, 10:2, 157-64
Les symptômes nuisibles à la santé et plusieurs conséquences néfastes du travail sur des quarts de jour peuvent être expliqués par un mauvais mélange entre la cédule travail-sommeil et les rythmes circadiens. Ce mauvais appariement survient parce que le "24-h zeitgebers", tel que le cycle "lumière-noirceur naturelle" empêche les rythmes circadiens de changer de phase et de s'aligner avec la cédule de travailler la nuit et dormir le jour. Ceci est une revue des études lors desquelles l'horaire de sommeil est changé sur plusieurs heures, comme sur les quarts de travail et la luminothérapie est utilisée pour essayer de changer de phase les rythmes circadiens. Les changements de phase peuvent être produits en études de laboratoire alors que les sujets sont gardés à l'intérieur et ils peuvent se produire plus rapidement avec un horaire de luminothérapie approprié qu'avec de la lumière ordinaire d'intérieur. Le champs d'études en luminothérapie dans lequel le sujet demeure à la maison, montre que l'utilisation de la lumière brillante nocturne combinée avec des périodes de noirceur pendant le jour peut changer la phase des rythmes circadiens en dépit de l'exposition du 24-h zeitgebers contradictoire. À ce jour, les seules études sur l'utilisation de la luminothérapie chez les véritables travailleurs de quart de jour ont été conduites au "National Aeronautics and Space Administration" (NASA). En général, les études sur la luminothérapie supportent l'idée que le contrôle de la lumière et de la noirceur peut être utilisé pour surmonter plusieurs des problèmes du travail de quart de jour. Toutefois, en dépit de l'application pratique qui se continue (telle qu'à la NASA), beaucoup de recherches de base sont encore nécessaires.
~ Schmitz M; Frey R; Pichler P; R"pke H; Anderer P; Saletu B; Rudas S.
Sleep quality during alcohol withdrawal with bright light therapy.
Department of Quality Assurance,
Kuratorium fAur Psychosoziale Dienste, Vienna, Austria.
Prog Neuropsychopharmacol Biol Psychiatry, 1997 Aug, 21:6, 965-77
- Le syndrome d'abstinence de l'alcool est complexe avec des symptômes comme l'anxiété, l'insomnie allant jusqu'aux tremblements de délire. Le traitement habituel consiste à prendre des médicaments tels que des sédatifs. L'exposition à la lumière brillante pendant le jour devrait avancer le cycle normal sommeil/éveil et plus encore ça devrait améliorer et faciliter l'adaptation à l'abstinence de l'alcool.
- Cette étude pilote décrit la luminothérapie pendant la période des symptômes d'abstinence de l'alcool chez dix patients dépendants de l'alcool (DSM-lll-R: 291.80) sans Les médicaments sédatifs. La luminothérapie (3000 lux) fut administré le jour 3 de l'abstinence entre 7.00-9.00 p.m. La polysomnographie (enregistrements du sommeil total entre 10.30 p.m.-6.00 a.m.) et une échelle autoévaluation fut utilisée pour comparer les changements intra individuels pendant trois nuits. Après une nuit d'adaptation (immédiatement après l'abstinence initiale de l'alcool), une nuit de "base", une de "luminothérapie-nuit" et une "post-luminothérapie-nuit" furent analysées.
- À la "base", l'efficacité totale du temps de sommeil s'est détériorée sévèrement, mais a tenté de s'améliorer dans les nuits suivantes après la luminothérapie. D'emblée, le sommeil latent a montré un déclin significatif après la luminothérapie. Les stades 3 et 4 furent réduits à "base". Les latences pour ralentir la vague du sommeil furent raccourcies de façon significative après la luminothérapie. Le sommeil REM ("rapid eye movement") a augmenté dans les nuits suivant luminothérapie. La qualité du sommeil subjectif s'est amélioré après la luminothérapie. En dépit des résultats présents, la luminothérapie ayant un effet stabilisateur sur le maintien du sommeil et sa composition durant les périodes plus aigües lors de l'abandon de l'alcool, les auteurs peuvent seulement émettre des hypothèses pour d'autres recherches contrôlées utilisant une lumière placebo pour recevoir une vérification finale.
Exposition à la lumière extérieure à l’été et l’automne
chez la femme avec et sans le Trouble Affectif Saisonnier
"Winter and Summer Outdoor Light Exposure in Women
With and Without Seasonal Affective Disorder":
~ Graw P; Recher S; Sand L; Kräuchi K; Wirz Justice A.
Winter and summer outdoor light exposure in women
with and without seasonal affective disorder.
Chronobiology and Sleep Laboratory,
Psychiatric University Clinic, Basel, Switzerland.
J Affect Disord, 1999 Dec, 56:2-3, 163-9
ARRIÈRE-PLAN: La décroissance annuelle de la durée de la lumière du jour initie une phase dépressive chez les patients atteints du trouble affectif saisonnier (TAS), et la luminothérapie la traite. Quelle quantité de lumière brillante en hiver et en été ces patients reçoivent vraiment peut nous aider à comprendre les facteurs pathogéniques amenant le TAS.
MÉTHODES: Pendant une semaine en hiver et en été, des femmes avec et sans TAS ont tenu quotidiennement des données sur le temps passé à l'extérieur, le sommeil subjectif et l'autoévaluation sur leur humeur et vigilance personnelles.
RÉSULTATS: Comparé avec l'état dépressif de l'hiver, l'humeur, la vigilance et le sommeil des patients avec le TAS se sont améliorés aux valeurs contrôles, mais pas en corrélation avec la quantité d'exposition de la lumière. En été, les patients avec le TAS ont passé plus de temps à l'extérieur que ceux du groupe contrôle.
RESTRICTION: Les données enregistrées dans des "journaux-lumière" comparativement aux indicateurs de mesures de la lumière par moniteur peut surestimer l'exposition à la lumière extérieure.
CONCLUSION: Les femmes avec le TAS ne passent pas moins de temps à l'extérieur en hiver que ceux du groupe contrôle mais passent plus de temps à l'extérieur en été.
RAPPORT CLINIQUE: Les patients avec le TAS montrent une amplitude élevée de différence saisonnière dans l'exposition de la lumière extérieure. La subtilité à la dépression hivernale peut s'élever non à partir d'un insuffisance d'exposition à la lumière reliée au comportement mais à une vulnérabilité accrue à la quantité de lumière reçue. Ils peuvent exiger plus de lumière que les patients du groupe contrôle pour demeurer "euthymic" (exposition plus grande à la lumière durant l'été, luminothérapie en hiver).
Réponse à la lumière chez les Asiatiques
Traduction en français de
"Asian Response to Light":
~ Okawa M; Sirakawa S; Uchiyama M; Oguri M; Kohsaka M; Mishima K;
Sakamoto K;Inoue H; Kamei K; Takahashi K.
Seasonal variation of mood and behaviour in a healthy
middle-aged population in Japan.
Department of Psychophysiology, National Institute of Mental Health,
National Center of Neurology and Psychiatry, Chiba, Japan.
Acta Psychiatr Scand, 1996 Oct, 94:4, 211-6
Un sondage sur la tendance saisonnière de la population fut conduit sur six villes représentatives au Japon en utilisant la version Japonaise "Seasonal Patter Assessment Questionnaire" (SPSAQ). Les questionnaires furent donnés à 951 parents d’élèves à l’école secondaire ( ratio mâle : femelle 1 :1 étendue de l’âge 34-59 ans). Des différences régionales significatives dans les variations saisonnières de l’humeur, la durée du sommeil et le poids furent observés; la proportion des individus se rapportant à de hauts changements saisonniers dans les deux villes du nord était significativement plus élevée que dans les autres endroits. Ces résultats fournissent l’évidence d’une prédominance du Trouble Affectif Saisonnier dans le Nord du Japon..
~ Suhail K; Cochrane R.
Seasonal changes in affective state in samples of Asian and white women.
School of Psychology, University of Birmingham, Edgbaston, UK.
Soc Psychiatry Psychiatr Epidemiol, 1997 Apr, 32:3, 149-57.
L’état affectif de la tendance saisonnière a été rapporté comme variable en proportion directe avec la latitude dans les régions tempérées. La fréquence du Trouble Affectif Saisonnier (TAS) et la sévérité de ses symptômes associés ont été rapportées plus grandes où la latitude est plus élevée. En plus, une recherche récente a suggéré un responsabilité génétique pour le TAS. La plupart de la recherche sur l’effet de la tendance saisonnière a été poursuivie dans des régions de haute altitude, les cycles saisonniers de l’humeur ont été rarement recherchés dans les régions tropicales et aucune étude n’a encore moins mesuré et comparé les changements de la saisonnalité dans l’effet et le comportement chez les populations indigènes et non- indigènes en hautes altitudes.
Pour écarter les modèles biaisés rétrospectifs, une étude longitudinale prospective fut désignée pour enquêter sur les variations de l’humeur saisonnière chez les populations asiatiques indigènes blanches et non- indigènes. Puisque les recherches précédentes indiquaient la vulnérabilité excessive des femmes à la dépression hivernale, il fut décidé de mesurer l’état affectif de la tendance saisonnière seulement chez la femme.
Pour examiner les effets relatifs des prédispositions génétiques et de l’environnement physique, le groupe asiatique fut divisé plus loin en «Asiatique» et en «Britannique-Asiatique». Le premier groupe comprenait les femmes qui demeuraient en Angleterre mais qui sont nées et qui ont passé considérablement plus de temps dans leur pays d’origine, alors que le deuxième groupe consistait de femmes qui sont nées en Angleterre et qui ont vécu là toute leur vie.
Les trois groupes de 25 femmes chacun furent assortis selon l’âge et le statut économique et furent convoqués en entrevue à chaque mois pendant une année en utilisant le "Hospital Anxiety and Depression Scale" (HAD), un "Behavioural Change Inventory" (BCI), le "Ladder Scale of General Well-being" (LSW) et un "Monthly Stress Inventory" (MSI). Une échelle rétrospective fut administrée à la fin de l’année d’étude pour comparer l’étendue du changement saisonnier avec l’échelle de dépression HAD.
RÉSULTATS: La dépression saisonnière a atteint son sommet en hiver dans les trois groupes, avec l’incidence de la dépression hivernale plus élevée dans le groupe Asiatique. Les changements saisonniers sur plusieurs dimensions du comportement furent dans la direction de la dépression hivernale pour les trois groupes. Les états autres que la dépression (l’anxiété et le bien-être général) n’ont pas montré de variation saisonnière. Des heures à la lumière du jour se sont montrées être la meilleure prédilection dans la variation de l’humeur saisonnière parmi les variables environnementales et psychosociales. Il n’y a pas eu d’évidence pour supporter une hypothèse génétique dans le TAS.
~ Suhail K; Cochrane R.
Seasonal variations in hospital admission for
affective disorders by gender and ethnicity.
School of Psychology, University of Birmingham, Edgbaston, UK.
Soc Psychiatry Psychiatr Epidemiol, 1998 May, 33:5, 211-7
Les statistiques d’admission à l’hôpital pour la dépression et manie ont montré des tendances saisonnières significatives. La présente recherche fut conduite pour établir l'étendue de l’impact saisonnier sur l'apparition de désordres de l’humeur à Birmingham (52 degrés au Nord) par sexe et ethnie. Les admissions de désordres non reliés à l’humeur furent examinés comme un contrôle pour déterminer la spécificité de toute variation saisonnière à la maladie affective.
Le données de 992 cas d’admissions, durant janvier à décembre 1995 inclusivement, furent révisés rétrospectivement. Les données d’admission furent divisées par sexe et en trois groupes ethniques : asiatique, blanc et noir. La tendance saisonnière parmi les admissions fut testé par sexe et ethnie pour la dépression, le trouble bipolaire et les désordres non reliés à l’humeur.
Les fréquences d’admission pour la dépression ont montré un modèle saisonnier significatif, avec l’incidence d’état dépressif le plus élevé en hiver. Les admissions totales, le trouble bipolaire et les désordres non reliés à l’humeur n’ont pas montré de variation saisonnière significative. Un effet relié au sexe fut évident concernant les admissions saisonnières pour la maladie affective, avec un sommet significatif en hiver pour la dépression et un sommet en été pour le trouble bipolaire chez les femmes seulement. Le groupe Asiatique fut le seul groupe ethnique qui montra une variation significative dans la dépression saisonnière, avec une plus grande épisode de dépressions en hiver. Les variables environnementales furent reliées significativement à l’incidence de désordres reliés à l’humeur. L’effet saisonnier spécifique pour la maladie affective fut mis en évidence par la non-existence saisonnier dans les autres désordres psychiatriques. Le modèle saisonnier renversé pour la dépression et manie suggère une réponse mal adaptée chez les individus vulnérables aux fonctions spécifiques des saisons.
Sécurité de l’œil
Traduction en français de
"Eye Safety":
~ Gallin PF; Terman M; Remé CE; Rafferty B; Terman JS; Burde RM.
Ophthalmologic examination of patients with seasonal affective disorder,
before and after bright light therapy.
Harkness Eye Institute, Columbia Presbyterian Medical Center,
New York, New York.
Am J Ophthalmol, 1995 Feb, 119:2, 202-10
OBJECTIF: Nous avons évalué les bienfaits potentiels oculaires de la luminothérapie chez des patients atteints du Trouble Affectif Saisonnier, après un traitement à court et à long terme et nous avons identifié des patients prospectifs avec des anormalités oculaires préexistantes.
MÉTHODES: Cinquante patients avec le Trouble Affectif Saisonnier ont reçu la luminothérapie quotidiennement le matin ou le soir durant 30 minutes à un niveau de 10 000 lux de luminosité (dose irradiante,0.016 J/cm2). Les examens ophtalmologiques furent pratiqués avant et après le traitement à court terme (deux à huit semaines) et après trois à six années d’utilisation durant les mois d’automne et d’hiver. Tout au long des quatre années de traitement des patients, l’examen de l’œil inclut des sous tests des examens suivants : acuité visuelle, pression intraoculaire, bio microscopie "slit-lamp", ophtalmoscopie directe et indirecte, vision des couleurs, champs visuels, photographie fundus, grille "Amsler", motilité oculaire, réactions de la pupille, sensibilité aux contrastes, "stereopsis" et le test de stress de la macula.
RÉSULTATS: Aucun changement oculaire furent détectés après le traitement à court terme. Le traitement à long terme (trois à six années) chez 17 patients, avec des durées d’exposition cumulatives de 60 à 1250 heures, résulta aussi de l’absence d’anormalités oculaires.
CONCLUSIONS: La luminothérapie mena à des rémissions cliniques de 75%. C’est efficace comme antidépresseur et apparaît sécuritaire pour les yeux. Le savoir actuel est insuffisant pour spécifier et définir des contre indications oculaires pour la luminothérapie, quoique nous recommandons que les patients avec des anormalités oculaires préexistantes et ceux utilisant des médicaments photosensibles subissent le traitement avec l’examen périodique ophtalmologique.
Syndrome Prémenstruel (SPM) relié à la lumière
Traduction en français de
"PMS Linked to Light":
Une éminente chercheure sur le SPM, Docteure Barbara Parry, de l’Université de la Californie, San Diego, établit récemment que le SPM était relié à la lumière et que la photothérapie (syn: luminothérapie) pouvait soulager les symptômes du SPM. Dre Parry identifia une femme dans le sud de la Californie qui avait le SPM seulement durant les mois de l’hiver. Dre Parry utilisa des lumières spécialement conçues pour ajuster les niveaux de sérotonine de la femme pendant le jour et pendant les cycles de sommeil la nuit. Les symptômes de SPM de la femme furent fortement réduits. (La photothérapie, luminothérapie est mieux connue pour traiter le Trouble Affectif Saisonnier, TAS.)
Pourquoi la photothérapie a-t-elle fonctionné? Lorsque les gens sont exposés à la lumière brillante, elles produisent de la sérotonine, un neuropeptide (un produit chimique qui transporte les messages entre les nerfs) qui nous aide à se sentir calme, alerte et heureux durant la journée. Le soir, quand il fait noir, le cerveau produit moins de sérotonine et plus de mélatonine, un neuropeptide qui nous aide à dormir profondément.
Les chercheurs à UCLA (Rapkin et al., 1987) ont démontré que les niveaux de sérotonine descendent juste avant l’ovulation chez toutes les femmes. Rapkin montre que cette chute est en corrélation avec l’assaut des symptômes du SPM et que les niveaux de sérotonine rebondissent avec l’arrivée des menstruations – alors que les symptômes du SPM décroissent. Celle-ci et d'autres recherches récentes énoncent que le SPM survient chez la femme avec de bas niveaux de sérotonine; lorsque les niveaux de sérotonine descendent davantage à l’ovulation, ces niveaux tombent suffisamment bas chez les souffrants du SPM pour que les symptômes apparaissent.
En utilisant la photothérapie, les femmes avec du SPM peuvent maintenir leurs niveaux de sérotonine/mélatonine suffisamment élevés pour prévenir l’apparition des symptômes. (Parry, Berga et al, 1991; Parry, Rosenthal et al, 1987) En utilisant la lumière, les femmes avec du SPM rapportent fréquemment moins de dépression, moins de morosité, un meilleur sommeil, une meilleure concentration, etc.
Les chercheurs avaient l’habitude de croire que le SPM, qui est clairement relié au cycle menstruel, devait être causé par un dé balancement hormonal. Nous apprenons maintenant que le SPM semble être causé par des irrégularités cycliques au niveau des neurotransmetteurs du cerveau, particulièrement la sérotonine, plutôt que par les hormones. Une étude rapportée dans le "New England Journal of Medicine" (Schmidt et al., 1991) rapporte que quoique le SPM est habituellement synchronisé avec le cycle menstruel de la femme, ça ne semble pas causé par les fluctuations hormonales qui déclenchent le cycle.
Le manque de lumière de qualité résultant de la baisse de sérotonine affecte plusieurs gens, autant chez les hommes que les femmes. C’est particulièrement vrai en Janvier, février et en mars en dépit de l’allongement des journées. Nos cerveaux fonctionnent comme des batteries solaires qui s'épuisent lorsqu’il n’y a pas assez de lumière. Quand la lumière du soleil augmente, ça prend un certain temps pour recharger nos batteries. Les scientistes ont découvert que nos cerveaux possèdent un "senseur-lumière" dans le corps pinéal du cerveau qui mesure la quantité de lumière que nos corps reçoivent. Ça agit aussi comme un cadran biologique qui chronomètre la durée d’exposition. Le type de lumière (équilibre de la couleur visible et la présence ou l’absence du l'ultraviolet A et l’ultraviolet B bénéfique) est aussi enregistré par le corps. De façon surprenante, beaucoup de gens demeurent privées des bénéfices de la lumière à spectre complet durant l’été parce que nous passons la plupart de notre temps à l’intérieur, où nous sommes privés de la lumière ultraviolette. (La lumière ultraviolette est bloquée par la vitre et la plupart des plastiques.)
La déficience en lumière est particulièrement commun dans le tiers nord du pays, où la lumière est moins intense à la longueur d’année et où c’est fréquemment plus froid, gardant les gens à l’intérieur, et dans les endroits tels que le nord-ouest du Pacifique qui ont fréquemment le ciel couvert.
Travailleurs sur les quarts de jour (Shiftworkers)
Traduction en français de
"Shiftworkers":
~ Stewart KT; Hayes BC; Eastman CI.
Light treatment for NASA shiftworkers.
Department of Psychology and Social Sciences,
Rush-Presbyterian-St. Luke's Medical Center, Chicago, Illinois, USA.
Chronobiol Int, 1995 Apr, 12:2, 141-51
La lumière intense artificielle peut modifier les phases des rythmes circadiens et améliorer la performance, le sommeil, et le bien-être durant les simulations de quarts de travail. Cependant chez les employés qui travaillent réellement sur les quarts de travail, l’exposition à la lumière du soleil et à d’autres facteurs temps peut décroître l’efficacité de la luminothérapie et les responsabilités familiales et occupationnelles peuvent rendre cela impraticable. Avec ces considérations en tête, nous avons préparé et testé les protocoles de luminothérapie pour le personnel de la NASA qui travaillait selon des cédules de quarts de jour durant deux missions de lancement dans l’espace.
Durant la semaine de pré-lancement, le traitement des sujets à la lumière fut assujetti par eux-mêmes à 10 000 lux à des moments de la journée qui retardent les phases des rythmes circadiens. Le traitement continua durant les missions et pour plusieurs journées après. Aucun traitement ne fut administré aux sujets dans le groupe contrôle.
Les sujets traités ont rapporté un meilleur sommeil, performance et un plus grand bien-être physique et émotionnel que les sujets contrôles et ils ont évalué le traitement comme très effectif pour promouvoir l’ajustement au cédules de travail de quarts de jour. La luminothérapie est plausible et bénéfique pour le personnel de la NASA qui doit travailler sur des quarts de jour pendant les missions de lancement dans l’espace.
Trouble Affectif Saisonnier en Pédiatrie
Traduction en français de
"Pediatric Seasonal Affective Disorder":
~ Swedo, S E; Allen, A J; Glod, C A: Clark, C H: Teicher, M H; Richter D;
Hoffman C; Hamburger, S D; Dow, S; Brown, C; Rosenthal, N E.
A controlled trial of light therapy for the treatment of pediatric
seasonal affective disorder. Department of Psychiatry,
McLean Hospital, Belmont MA. USA
Journal of the American Academy of Child and
Adolescent Psychiatry, 1997 Jun, 36:6, B16-21.
OBJECTIF: Évaluer l’efficacité de la luminothérapie pour le traitement du trouble affectif saisonnier en pédiatrie (TAS)
MÉTHODE: 28 enfants (âgés entre 7 à 17 ans) provenant de deux endroits géographiquement distincts ont été engagés dans une épreuve de traitement de lumière brillante à double effet, groupe contrôle et placebo. Les sujets ont passé initialement une période d’une semaine durant laquelle ils portaient des verres fumés durant une heure par jour. Ils furent ensuite assignés au hasard à recevoir soit le traitement actif (1 heure de traitement de luminothérapie plus 2 heures de simulation dans la noirceur) ou le placebo (1 heure de lunettes claires plus 5 minutes de simulation de noirceur à faible intensité) pendant 1 semaine. La phase de traitement a été suivie par une seconde phase de verres fumées durant 1 à 2 semaines. Après cette phase, les enfants ont reçu le traitement alternatif. Les résultats ont été mesurés en utilisant le "Structured Interview Guide for the Hamilton Depression Rating Scale", la version pour le Trouble Affectif Saisonnier pour parents et enfants (SIGH-SAD).
RÉSULTATS: Les données ont été analysées comme donnant un changement par rapport au début. SIGH-SAD-P Les scores de la dépression totale ont significativement diminué par rapport au début pendant la luminothérapie comparativement avec le groupe placebo (une façon d’analyser la variance, rho = .009), et aucune différence ne fut trouvées entre les phases placebo et de contrôle. Les sous résultats de dépression typique et "atypical" ont aussi diminué significativement durant le traitement actif (rho = .004 and .028, respectivement). Une tendance semblable a été notée avec le SIGH-SAD-C, mais ça n’a pas été significatif. À la fin de l’étude, 78% des parents questionnés et 80% des enfants questionnés ont évalué la luminothérapie comme la phase durant laquelle les enfants se sont sentis le mieux.
CONCLUSION: La luminothérapie apparaît être un traitement efficace pour le TAS en pédiatrie.
Pour plus d'information au sujet de la lumière voir Recherches et Q & R
Une courte Bibliographie sur la Lumière,
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